Au Texas c'était le roi du lasso
Avec ça, il était grand, jeune et beau
On l'aimait à vingt cinq mill' alentour
Car Jimmy , car Jimmy était bien fait pour l' amour
Mais Jimmy n'avait qu'un amour au c½ ur
Sa Lily avec ses grands yeux rieurs
Quand la nuit tendrement il la quittait
Ebloui, ébloui tout bas son c½ur lui chantait.
Lily bye bye
Bye bye Lily
Lily bye bye
Bye bye Lily
Un beau matin le beau Jimmy dut partir
Laissant là ses plus jolis souvenirs
Il quitta sa Lily le c½ur joyeux
Mais Lily, mais Lily avait des pleurs plein les yeux
Sans regret, il entra au régiment
Il devint caporal et puis sergent
Mais bientôt en agitant son mouchoir
Pour la France , pour la France, il embarqua plein d'espoir
Lily bye bye
Bye bye Lily
Lily bye bye
Bye bye Lily
Tout un mois, en Normandie sur le front
Le Jimmy se battit comme un vieux lion
Fou de joie il écrivait tous les jours
Ma Lily, ma Lily, à bientôt mon cher amour
Mais un soir , emporté par son élan
Il tomba au milieu d'un guet-apens
Et Jimmy en rendant son âme à Dieu,
Murmura, murmura, tout en fermant ses beaux yeux.
Lily bye bye
Bye bye Lily
Lily bye bye
Bye bye Lily
La photo est de Willy ronis, un photographe français
En voici une anecdote :
Les amoureux de la Bastille, 1957
En 1957, au cours d'une de ses balades dans Paris, Willy Ronis monte au sommet de la colonne de Juillet. Après avoir pris quelques photos, il aperçoit un couple contemplant les toits de Paris, qui lui tourne le dos. Il prend vite une photo, en catimini, puis redescend. Plus tard, la photo sera beaucoup publiée, dans des magazines, des livres, en cartes postales, en posters, en puzzles. Willy Ronis, qui a l'habitude de recevoir des lettres de gens qui se reconnaissent sur ses photos, s'étonne que personne ne se manifeste. Il s'agit certainement d'un couple d'étrangers en visite à Paris, qui ignore totalement l'existence de cette photo. Mais en 1988, le hasard va les réunir. “Je faisais une exposition au Comptoir de la photographie, une très jolie petite galerie rue du Faubourg-Saint-Antoine, sur le thème des amoureux, à l'occasion de la Saint-Valentin”, raconte Willy Ronis. “Il y avait mes photos au mur et mes livres sur le comptoir. Un monsieur s'approche de moi avec mon livre sous le bras, et il me demande de le lui dédicacer. Puis soudain il me confie : “Vous savez, Monsieur, vos amoureux de Paris, ils ne sont pas bien loin, à quatre cents mètres d'ici, de l'autre côté de la colonne. Je les connais depuis toujours, ils tiennent un bistrot et quand ils prennent leurs vacances, c'est moi qui les remplace au comptoir. C'est tout juste si je ne suis pas tombé par terre ! Je suis allé les voir, ils s'appelaient Riton et Marinette, et j'ai vu qu'ils avaient le poster encadré dans le café, qui se trouvait à l'angle de la rue du Faubourg-Saint-Antoine et de la rue des Tournelles. Ils m'ont accueilli cordialement. Ils n'étaient montés qu'une seule fois sur la colonne, ils s'en souvenaient parfaitement. Ils venaient de l'Aveyron et, à l'époque, ils n'avaient pas encore le bistrot. Ils ne l'ont eu que deux ou trois ans plus tard, alors qu'ils étaient mariés. Et le plus étonnant, c'est que sur la photo, dans la direction où ils regardent, on voit le coin de l'immeuble où se trouve le bistrot !”