Béatrice Dalle et Jean Hugues Anglade dans 37°2 le matin...

Béatrice Dalle et Jean Hugues Anglade dans 37°2 le matin...

Betty: Alors c'est ici que tu va m'étrangler et me violer ?
Zorg: Ca se pourrait oui !
Betty: Je préférerai que tu commences par me violer, tu sais
Zorg: D'accord !
Ils s'embrassent
Zorg: Regarde... Tu vois la petite muraille là ?
Betty: La petite muraille de Chine ?
Zorg: Voilà. celle qui part du lac ?
Betty: Ouais.
Zorg: Le rocher, là le gros là ! tu le vois ?
Betty: Le gros truc là ?
Zorg: Ouais c'est ça.
Betty: C'est beau...
Zorg: Et la petite maison là, tu la trouves pas mignonne ? Hein?
Betty: Ouais ! Mais je sais toujours pas où tu veux en venir.
Zorg: Putain j'adore ce coin!
Betty: T'as raison, il manque rien. Tout est à sa place. C'est formidable...
Zorg: Betty ? Tout ça c'est pour toi! Tout ... Tu vois, en gros le terrain il part de la muraille là, il passe par le rocher, et puis la dedans ya la petite maison.
Betty: Mais ...
Zorg: Shuuut ! Attends c'est pas fini!

Il ouvre le coffre de la voiture, en sort un gâteau d'anniversaire

Zorg: Bon anniversaire mon amour! A tes 20 ans !

...

Betty: Ca parait pas possible...
Zorg: Ecoute Betty t'as pas de souci à te faire tous les papiers sont en règles.
Betty: Mais non je veux dire de pouvoir acheter un terrain tout entier, avec sa lumière, ses bruits...
Zorg: Et ouais...
Betty: Tout ça...
Zorg: Ben ouais, mais c'est comme ça! Tout ce qui est ici c'est à toi!
Betty: Tu veux dire que le coucher de soleil accroché dans les arbres c'est à moi?
Zorg: Ouais...
Betty: Et le silence, et le petit courant d'air qui descend la colline, c'est à moi aussi ?
Zorg: Ouais, c'est livré clairement!
Betty: Il devait être fou celui qui t'as vendu ça. C'est le plus beau cadeau de ma vie! Je suis si heureuse
Betty: Cette bouche elle est à moi aussi ?
Zorg: Ouais...
Betty: Ces yeux, ils sont à moi ?
Zorg: C'est aussi à toi, ouais.
Elle glisse sa main dans son pantalon
Betty: Et ça c'est à moi ?
Zorg: Tout...

# Posté le dimanche 05 avril 2009 07:20

Dernière réplique culte du film Les Valseuses (Bertrand Blier)

Dernière réplique culte du film Les Valseuses (Bertrand Blier)
Pierrot (Dewaere): Et maintenant ? Où on va maintenant ?
Jean-Claude (Depardieu): J'en sais rien, tu nous emmerdes!
Pierrot: N'empêche que, j'aimerai bien savoir où on va! Comme ça, simple curiosité...
Marie Ange (Miou-Miou): Mais il t'a dit qu'il en savait rien, et que tu l'emmerdais, alors...
Jean-Claude : Te fais pas de soucis vieux, dans la vie tout s'arrange. Y a jamais de vraie raison de se biller. Y peuvent pas nous faire un trou au cul, on en a déjà un...
Pierrot: On va quand même pas rouler comme ça là, droit devant, sans savoir où on va, jusqu'à ce que le réservoir soit vide!
Jean-Claude: Pourquoi pas ?
Marie-Ange: Tu te sens pas enjoué ?
Jean-Claude: On n'est pas bien ?
Pierrot : Si.
Jean-Claude : Paisibles, à la fraîche, décontractés du gland ? Et on bandera quand on aura envie de bander !

# Posté le mercredi 01 avril 2009 04:59

Modifié le dimanche 05 avril 2009 08:28

Mémoires d'un fou de Flaubert, petits extraits

"J'étais immobile de stupeur comme si la Vénus fût descendue de son piédestal et s'était mise à marcher. C'est que, pour la première fois alors, je sentais mon c½ur, je sentais quelque chose de mystique, d'étrange comme un sens nouveau. J'étais baigné de sentiments infinis, tendres, j'étais bercé d'images vaporeuses, vagues ; j'étais plus grand et plus fier à la fois.

J'aimais.

Aimer : se sentir jeune et plein d'amour, sentir la nature et ses harmonies palpiter en vous, avoir besoin de cette rêverie, de cette action du coeur et s'en sentir heureux ! Oh ! les premiers battements du coeur de l'homme, ses premières palpitations d'amour, qu'elles sont douces et étranges ! et plus tard, comme elles paraissent niaises et sottement ridicules ! "



"Comme j'étais heureux, - bonheur du crépuscule qui tombe dans la nuit, bonheur qui passe comme la vague expirée, comme le rivage."



"Elle partit et je ne la revis plus. Adieu pour toujours ! Elle partit comme la poussière de la route qui s'envola derrière ses pas. - Comme j'y ai pensé depuis - combien d'heures, confondu devant le souvenir de son regard, ou l'intonation de ses paroles ! - Dans la voiture, je reportais mon coeur plus avant dans la route que nous avions parcourue, je me replaçais dans le passé qui ne reviendrait plus ; je pensais à la mer, à ses vagues, à son rivage, à tout ce que je venais de voir, tout ce que j'avais senti - les paroles dites, les gestes, les actions, la moindre chose, tout cela palpitait et vivait ; c'était dans mon coeur un chaos, un bourdonnement immense - une folie.

Tout était passé comme un rêve - Adieu pour toujours à ces belles fleurs de la jeunesse si vite fanées et vers lesquelles plus tard on se reporte de temps en temps avec amertume et plaisir à la fois ! Enfin, je vis les maisons de ma ville, je rentrai chez moi ; tout m'y parut désert et lugubre, vide et creux. Je me mis à vivre, à boire, à manger, à dormir."



"Si je vous disais que j'ai aimé d'autres femmes, je mentirais comme un infâme.
Je l'ai cru cependant ; je me suis efforcé d'attacher mon coeur à d'autres passions : il y a glissé comme sur la glace."



"Je ne sais quelle puissance magique possède la musique. J'ai rêvé des semaines entières au rythme cadencé d'un air ou aux larges contours d'un choeur majestueux - il y a des sons qui m'entrent dans l'âme et des voix qui me fondent en délices.

J'aimais l'orchestre grondant avec ses flots d'harmonie, ses vibrations sonores et cette vigueur immense qui semble avoir des muscles et qui meurt au bout de l'archet. Mon âme suivait la mélodie déployant ses ailes vers l'infini et montant en spirales, pure et lente, comme un parfum vers le ciel.

J'aimais le bruit, les diamants qui brillent aux lumières, toutes ces mains de femmes gantées et applaudissant avec des fleurs ; je regardais le ballet sautillant, les robes roses ondoyantes, j'écoutais les pas tomber en cadence - je regardais les genoux se détacher mollement avec les tailles penchées."




"Je voudrais le beau dans l'infini et je n'y trouve que le doute."




"Tout n'est donc que ténèbres autour de l'homme, tout est vide, et il voudrait quelque chose de fixe - il roule lui-même dans cette immensité du vague où il voudrait s'arrêter, - il se cramponne à tout et tout lui manque : patrie, liberté, croyance, Dieu, vertu, il a pris tout cela et tout cela lui est tombé des mains - comme un fou qui laisse tomber un verre de cristal et qui rit de tous les morceaux qu'il a faits."



"O Maria ! Maria, cher ange de ma jeunesse, toi que j'ai vue dans la fraîcheur de mes sentiments, toi que j'ai aimée d'un autour si doux, si plein de parfum, de tendres rêveries, adieu.

Adieu - d'autres passions reviendront - je t'oublierai peut-être - mais tu resteras toujours au fond de mon coeur, car le coeur est une terre, sur laquelle chaque passion bouleverse, remue et laboure sur les ruines des autres. Adieu.

Adieu, et cependant comme je t'aurais aimée, comme je t'aurais embrassée - serrée dans mes bras. Ah ! mon âme se fond en délices à toutes les folies que mon amour invente. Adieu.

Adieu, et cependant je penserai toujours à toi ; - je vais être jeté dans le tourbillon du monde - j'y mourrai peut-être écrasé sous les pieds de la foule, déchiré en lambeaux. Où vais-je ? que serai-je ? Je voudrais être vieux, avoir les cheveux blancs - non, je voudrais être beau comme les anges, avoir de la gloire, du génie, et tout déposer à tes pieds pour que tu marches sur tout cela et je n'ai rien de tout cela - et tu m'as regardé aussi froidement qu'un laquais ou qu'un mendiant.

Et moi, sais-tu que je n'ai pas passé une nuit, pas un jour, pas une heure, sans penser à toi, sans te revoir sortant de dessous la vague, avec tes cheveux noirs sur tes épaules - ta peau brune avec ses perles d'eau salée, tes vêtements ruisselants et ton pied blanc aux ongles roses qui s'enfonçait dans le sable - et que cette vision est toujours présente, et que cela murmure toujours à mon coeur ? - Oh ! non, tout est vide.

Adieu, et pourtant, quand je te vis, si j'avais été plus âgé de quatre à cinq ans, plus hardi... peut-être... oh ! non, je rougissais à chacun de tes regards. Adieu."




Vous pouvez trouver l'½uvre dans son intégralité sur ce site: Clik

Quand Flaubert écrit ces lignes, il n'a alors que 17 ans...



Peinture: Jeune fille à la fenêtre de Salvador Dali

Mémoires d'un fou de Flaubert, petits extraits
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# Posté le mardi 31 mars 2009 08:13

Modifié le mardi 31 mars 2009 08:54

Petits extraits de Lolita de Nabokov

Petits extraits de Lolita de Nabokov





"Lolita, light of my life, fire of my loins. My sin, my soul Lo-lee-ta : the tip of the tongue taking a trip of three steps down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta.
She was Lo, plain Lo, in the morning, standing four feet ten in one sock. She was Lola in slacks. She was Dolly at school. She was Dolores on the dotted line. But in my arm she was always Lolita."

Traduction:
"Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta: le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois, contre les dents. Lo. Lii. Ta.
Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l'école. Elle était Dolores sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita."




Et d'autres:

"...Elle n'avait pas voulu que je voie ses yeux gonflés: elle avait une de ces peaux délicates, qui après une bonne crise de larmes, prennent une carnation vaporeuse et enflammée, et un charme morbide. Je regrettai amèrement qu'elle ait pu se méprendre à ce point sur mes goûts esthétiques, car j'adore littéralement cette touche de rose botticellien, cette coloration érubescente autour des lèvres, ces cils humides et emmêlés."

"Le plus terne de mes rêves libidineux était mille fois plus éblouissant que tous les adultères que pourraient imaginer l'écrivain de génie le plus viril ou l'impuissant le plus talentueux."


Photo: La Lotita de Stanley Kubrick: Sue Lyon

# Posté le lundi 09 mars 2009 03:58

Facebook ou "montre ton cul à la planète entière et fais toi bien enculé"

Facebook ou "montre ton cul à la planète entière et fais toi bien enculé"
LEMONDE.FR | 17.02.09 | 15h23

Une récente modification des conditions d'usage du site Facebook crée des remous parmi ses utilisateurs. Facebook posséderait tous les droits sur les contenus mis en ligne par les utilisateurs, et ce de manière perpétuelle.

"Vous accordez à Facebook le droit irrévocable, perpétuel, non-exclusif, transférable et mondial (avec l'autorisation d'accorder une sous-licence) d'utiliser, copier, publier, diffuser, stocker, exécuter, transmettre, scanner, modifier, éditer, traduire, adapter, redistribuer n'importe quel contenu déposé sur le site." Cette phrase des conditions d'utilisation de Facebook semble signifier que le site s'arroge tous les droits sur les contenus déposés par les utilisateurs. Mais, jusqu'à présent, l'utilisateur pouvait reprendre les droits sur sa production grâce à la mention "votre contenu d'utilisateur peut être effacé du site à n'importe quel moment. Si vous l'effacez, le droit accordé à Facebook évoqué précédemment expirera automatiquement, mais notez que l'entreprise peut en conserver des copies archivées". Le 4 février, cette mention a été supprimée. Fermer définitivement un compte n'empêche plus Facebook de conserver et d'utiliser ce que vous y avez laissé.

Le problème touche à plusieurs aspects du droit: droits d'auteur et droit moral d'un côté, vie privée et notion de droit à l'oubli de l'autre. "Prenez garde à ne jamais mettre en ligne des choses que vous pensez vouloir abandonner. Elles appartiennent désormais à Facebook", prévient ainsi Chris Walters du site The Consumerist. "Vous avez posté une photo de vous, à Ibiza (elles étaient chouettes ces vacances !). Facebook décide qu'elles iraient très bien pour un site de rencontres adultérines, hop ils peuvent la vendre. Je vous laisse le soin d'expliquer à vos enfants le pourquoi du comment", s'alarme le blog Chronique d'une geekette.

Vu sous cette angle, l'information a de quoi faire peur. Aussi le jeune patron de Facebook, Mark Zuckerberg, s'est-il fendu d'une réponse se voulant rassurante : "Nous ne souhaitons pas utiliser vos données personnelles d'une façon qui ne serait pas acceptable pour vous. La confiance dans notre réseau afin de partager des informations est l'aspect le plus important de notre travail." Selon certains avocats, Facebook est d'ailleurs relativement pragmatique dans sa manière de gérer les conflits et retire assez facilement les contenus litigieux. Une mise au point qui ne suffit pas à dissiper les craintes : Facebook ne cache pas son envie d'utiliser les informations personnelles de ses utilisateurs à des fins publicitaires.

CONDITIONS ILLÉGALES

A l'Union des photographes créateurs (UPC), fédération qui défend les droits des photographes et très attachée au droit d'auteur, on n'est pas surpris. "C'est la nouvelle mode. Les grands groupes passent leur temps à essayer de piétiner les droits d'auteur et le droit moral", explique Jorge Alvarez, responsable du service juridique de l'organisation. L'UPC s'occupe des photographes professionnels mais fait remarquer que dans tous les cas, le droit moral sur une ½uvre est inaliénable, de même que céder ses droits sans restriction n'est pas possible en droit français. En clair, les conditions d'utilisation de Facebook sont illégales en France.

De plus, fait remarquer Me Agnès Tricoire, spécialiste de la propriété intellectuelle, "toute cession de droit doit se faire de manière éclairée et ½uvre par ½uvre". En clair, les conditions d'utilisation de Facebook sont abusives depuis bien longtemps, et la dernière modification n'est qu'une entorse de plus.

CONTESTABLE MAIS APPLICABLE

"C'est une véritable guerre économique qu'ils mènent", ajoute Jorge Alvarez. En droit américain, de telles conditions sont légales. C'est le contrat qui fait droit et les firmes états-uniennes cherchent à mondialiser cette vision plus pratique pour elles que le protecteur cadre législatif français. Une guerre sur le contrôle des normes assez proche de celle que Google Books mène contre l'industrie de l'édition. Au c½ur de la bataille du droit d'auteur : le contrôle des contenus créés par les utilisateurs.

Le problème, c'est que toutes illégales et abusives qu'elles puissent être, ces conditions s'appliquent tant qu'aucun juge n'a statué. "Il faut qu'un juge se penche sur ces conditions d'utilisation", estime Me Tricoire, également membre de la Ligue des droits de l'homme. Mais il n'est pas certain que ce dernier donne raison à l'utilisateur qui accepte en connaissance de cause de céder ses droits pour un préjudice qui est parfois difficile à évaluer. La réponse se situe donc ailleurs, dans la modification des conditions d'utilisation, car en l'état, l'utilisateur n'a pas le choix : soit il accepte et signe ces conditions soit il doit renoncer à utiliser Facebook.

# Posté le vendredi 20 février 2009 06:10