Petite réflexion sur Facebook :

Pourquoi ai-je un regard si critique sur ce site ? C'est la question qu'on m'a posé hier.
Je pense que cela vient d'une vraie peur face au nombre incroyable d'utilisateurs de ce « réseau social ».
Je m'explique : 8 millions d'utilisateurs en France, cela veut dire quasiment 1/10 de la population. Et sans compter les enfants et les personnes plus âgées ne sachant pas se servir d'un ordinateur.

En plus de ça, je doute de la réelle utilité de ce site qui est (admettons le) à 80% empli de futilités en tout genre, dont les fameux « testes psiquologique » et les groupes bidons, en sont l'exemple parfait.

Mais ce qui m'inquiète le plus là-dedans, c'est cette phrase que l'on trouve dans les conditions d'utilisation de la pieuvre sociale: "Vous accordez à Facebook le droit irrévocable, perpétuel, non-exclusif, transférable et mondial (avec l'autorisation d'accorder une sous-licence) d'utiliser, copier, publier, diffuser, stocker, exécuter, transmettre, scanner, modifier, éditer, traduire, adapter, redistribuer n'importe quel contenu déposé sur le site."
Comment une personne sur dix en France peut elle accepter ceci ? Si le site était réellement d'une avancée technologique révolutionnaire et d'une utilité hors norme je pourrai encore le concevoir. Mais sacrifier pour un site bidon de divertissements de bas étage, une part de notre liberté. Mettre ses principes en jachère au nom de ce truc impersonnel et moche, je ne comprends pas.

Je vous vois venir :

- « Ouiiiii mais bon on peut contacter les potes facilement, c'est super pour s'organiser »
- à ceux ci, je réponds : « A l'époque ta vie sans Facebook était-elle si dure ? C'était l'isolement complet, la vie de religieux ? Moi je ne crois pas : t'envoyais un texto, t'appelais ou même mieux tu passais voir ton pote à l'improviste pour t'organiser (comme ça, c'était deux bons moments pour le prix d'un). »
- « Ouiiii mais bon on peut partager nos photos !
- Je sais pas pour toi, mais les photos des autres sans leurs commentaires ça me gonfle. Si un pote est parti en voyage, j'aime qu'il m'explique les lieux qu'il a immortalisé et quand à sa gueule de tous les jours et les innombrables photos des beuveries quotidiennes, j'en ai vraiment rien à cirer.
- Ouiiiiii mais grâce à Facebook, j'ai retrouvé des amis d'enfance !
- Ouais. Et tu leurs parles ? »

Ahaha moi j'en ai retrouvé des amis d'enfance pendant le court laps de temps ou j'ai eu Facebook... Ben j'ai été déçue. Faut dire qu'on voit jamais les utilisateurs de ce site sous leurs meilleurs jours. C'est répugnant même! Ils étalent les moindres faits et gestes de leur vie merdique et prennent la pose pour paraître beau ou cool sur leur profil. Et dans leurs descriptions on s'aperçoit qu'ils n'ont en fait guère de passion et rien à partager de valable. Ou alors ils se donnent un genre, trouvent quelques trucs pour avoir le prétexte de s'enorgueillir. Mais c'est bien souvent du pipi de chat. Et c'est connu: ça sent fort le pipi de chat.

Alors bon, oui...

Je sais pas vous, mais moi je commence à plus savoir écrire le français sans faire de faute d'orthographe, et ça me chagrine beaucoup. Et sur Facebook c'est du jamais vu, on se demande même si il n'y a pas des concours entre Facebookers. Bref rien que pour ceci je reste à l'écart (Déjà que sur les blogs et forums on n'y échappe pas). Et je retourne à mes livres.



Quand aux groupes pseudo intellectuels / révolutionnaires de Facebook, laissez moi leur dire : " HIHIHI AHAHAH, si un jour vous décidez de faire une action, appelez moi ! J'aimerai voir, si la police fait bien son travail. Si elle sait calculer et si le nombre de CRS prévu sera bien proportionnel aux nombres de participants annoncés."




Petite réflexion sur Facebook :

# Posté le mardi 01 septembre 2009 10:55

Modifié le mardi 01 septembre 2009 11:07

Departures...

Departures...
L'histoire:

Dans une province rurale du nord du Japon, à Yamagata, où Daigo Kobayashi retourne avec son épouse, après l'éclatement de l'orchestre dans lequel il jouait depuis des années à Tokyo. Daigo répond à une annonce pour un emploi "d'aide aux départs", imaginant avoir affaire à une agence de voyages. L'ancien violoncelliste s'aperçoit qu'il s'agit en réalité d'une entreprise de pompes funèbres, mais accepte l'emploi par nécessité financière. Plongé dans ce monde peu connu, il va découvrir les rites funéraires, tout en cachant à sa femme sa nouvelle activité, en grande partie taboue au Japon.





Traiter d'un tel sujet si peu abordé et si peu abordable est un défi. Yojiro Takita y parvient pourtant et signe un chef d'œuvre tout en pudeur et tendresse. Les rires puis les pleurs, les pleurs et les rires, entre lesquels le spectateur tangue prouvent que le réalisateur a visé juste. Accompagné d'une musique magnifique Yorijo Takita nous offre à réfléchir sur la mort mais aussi sur l'autre grand voyage qu'est la vie.

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# Posté le samedi 29 août 2009 15:59

Une chanson de Madame Joan Baez, grande dame de la folk américaine. . Avec l'explication...




Well I'll be damned
Here comes your ghost again
But that's not unusual
It's just that the moon is full
And you happened to call
And here I sit
Hand on the telephone
Hearing a voice I'd known
A couple of light years ago
Heading straight for a fall

As I remember your eyes
Were bluer than robin's eggs
My poetry was lousy you said
Where are you calling from?
A booth in the midwest
Ten years ago
I bought you some cufflinks
You brought me something
We both know what memories can bring
They bring diamonds and rust

Well you burst on the scene
Already a legend
The unwashed phenomenon
The original vagabond
You strayed into my arms
And there you stayed
Temporarily lost at sea
The Madonna was yours for free
Yes the girl on the half-shell
Would keep you unharmed



Now I see you standing
With brown leaves falling around
And snow in your hair
Now you're smiling out the window
Of that crummy hotel
Over Washington Square
Our breath comes out white clouds
Mingles and hangs in the air
Speaking strictly for me
We both could have died then and there



Now you're telling me
You're not nostalgic
Then give me another word for it
You who are so good with words
And at keeping things vague
Because I need some of that vagueness now
It's all come back too clearly
Yes I loved you dearly
And if you're offering me diamonds and rust
I've already paid




...L'histoire de la chanson...


Il est tard, le téléphone sonne. Elle décroche. Une voix, celle de son plus grand amour, parvient à son oreille. Il l'appelle d'une cabine téléphonique du Mid West. Ce n'est pas la première fois qu'il vient la hanter. Et là assise, fixe, la main accrochée à l'appareil, elle replonge dans le passé.

Ses yeux, oeufs de rouge gorge. Ses paroles tendrement aiguisées, sa protection. Des boutons de manchettes achetés il y a dix ans déjà. Son coeur légendaire et leurs folies. Le vagabond perdu, l'authentique poète qui s'attarda dans ses bras. Ses bras à elle, la jeune fille timide qui savait l'aimer et l'empêcher de se faire du mal. Et puis debout, les feuilles mortes volant autour de lui, et puis la neige sur ses cheveux. Et ce sourire derrière la vitre d'un hôtel à Washington Square.

Tout revient à sa mémoire. Tout.
Il ne s'avouera pas nostalgique.

Seuls resteront:
Des diamants étincelants et l'immuable rouille, comme derniers présents du souvenir.


Photo: Joan Baez accompagnée de Bob Dylan
Une chanson de Madame Joan Baez, grande dame de la folk américaine. . Avec l'explication...
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# Posté le mardi 25 août 2009 11:50

Modifié le mardi 25 août 2009 12:02

It has been revealed that there are 4.2million closed circuit TV cameras in the UK...


Britain has one and a half times as many surveillance cameras as communist China, despite having a fraction of its population, shocking figures revealed yesterday.

There are 4.2million closed circuit TV cameras here, one per every 14 people.

But in police state China, which has a population of 1.3billion, there are just 2.75million cameras, the equivalent of one for every 472,000 of its citizens.

Simon Davies from pressure group Privacy International said the astonishing statistic highlighted Britain's 'worrying obsession' with surveillance.

'Britain has established itself as the model state that the Chinese authorities would love to have,' he said.

'As far as surveillance goes, Britain has created the blueprint for the 21st century non-democratic regime.

'It was not intended but it has certainly been the consequence.'

It is estimated that Britain has 20 per cent of cameras globally and that each person in the country is caught on camera an average of 300 times daily.

The Chinese Government revealed the number of cameras it has as it announced plans to expand CCTV surveillance.

It began widespread installation of cameras in 2003 to bolster its system of extreme state control which hails back to the dark days of Chairman Mao Zedong's Cultural Revolution.

The government also deploys millions of security personnel, which include uniformed, official security guards who work along side police, patrolling the streets and others who bug phones, scour the internet for sensitive material and block international TV news bulletins.

Vu ici: CLIK


It has been revealed that there are 4.2million closed circuit TV cameras in the UK...

# Posté le vendredi 14 août 2009 14:23

Pedro Almodovar, nous parle de Hable con ella:

Pedro Almodovar, nous parle de Hable con ella:
INTIMITÉ ET SPECTACLE

Parle avec elle raconte une histoire intime, romantique et secrète dans laquelle sont disséminées des bribes d'autres histoires. Je fais non seulement référence aux scènes de corrida et au film muet, L'Amant qui rétrécissait, mais aussi à la participation de Caetano Veloso qui chante en direct " Cucurrucucú paloma " , et à Pina Bausch, la chorégraphe de " Café Müller " et de " Masurca Fogo ". Deux spectacles qui sont le prologue et l'épilogue de mon film. J'aimerais également remercier le retour sur scène de Maloudans "Café Müller", membre du premier Wuppertal Dance Theater et professeur, qui par pure générosité et pour la plus grande émotion de tous, a bien voulu remonter sur scène.

L'AMANT QUI RETRECISSAIT


C'est un extrait de film muet, que j'ai placé là, au milieu de la narration de Parle avec elle. C'est un film en noir et blanc. Ce sont les dernières couleurs qu'Alicia voie et que Benigno aime. Comme le film n'existait pas, il a fallu que je le fasse. J'avais déjà écrit l'histoire d'un homme qui rétrécissait. Elle était beaucoup plus longue que celle-ci. A l'origine, il s'agissait d'une histoire d'amour avec du suspense. Après avoir abandonné Amparo, la belle scientifique, l'homme qui rétrécissait, retourne chez sa mère, une femme autoritaire qu'il n'a pas revue depuis plusieurs années. Cela lui donne l'occasion de se réconcilier avec elle. Lorsqu'Alfredo ne mesure plus que quelques centimètres, il s'installe au milieu de ses jouets et vit entouré de ses objets préférés : livres, bandes dessinées, etc... Entre les pages d'un livre, il retrouve une lettre de son défunt père. Bien qu'elle lui soit adressée, Alfredo ne l'a jamais reçue. Dans la lettre, son père le met en garde contre la folie grandissante de sa mère et la désigne comme coupable si jamais il venait à disparaître. La mère pressent qu'Alfredo sait que c'est elle qui a tué son père. Alfredo vit reclus dans son train électrique, il refuse d'en sortir par peur de sa mère. Dans un accès de folie, la mère fouille le train, wagon par wagon. Amparo arrive ( elle finit par découvrir où habite la mère) et sauve le petit Alfredo. Elle l'emmène à son hôtel, l'hôtel Youkali. Pour des raisons évidentes, je n'ai gardé que le début et la fin de ce mélodrame. J'ai pris beaucoup de plaisir à travailler sur ces deux passages. Cela faisait très longtemps que je rêvais de l'image de l'amant se promenant sur le corps de sa bien-aimée, un peu comme on se promène dans un paysage. Ça y est, c'est fait. Pour me mettre dans l'ambiance du muet, j'ai revu mes films préférés : Griffith, Fritz Lang, Murnau, Tod Browning... Ça a été essentiel. Je voulais rester fidèle au genre et à la forme de narration de l'époque. Je trouvais qu'il était plus attrayant de rester fidèle que d'ignorer les règles. A l'exception d'un ou deux plans, tous les plans du film ont été pris sur un pied, je n'ai pas utilisé un seul travelling. Le cadrage est très large et les acteurs donnent l'impression de faire irruption dans l'image. Les accessoires sont d'époque, ils datent de la moitié des années 20. Le jeu des acteurs est rigoureusement expressionniste sans trop exagérer. C'est une chance que Paz Vega et Fele Martinez se soient sentis à l'aise dans ce type de situation proche de la parodie, et sans jamais tomber dedans. Leur interprétation naïve, tragi-comique et sans aucun doute expressionniste se doit exclusivement à leur intuition et à leur talent. La musique aussi est un élément clef. Je ne voulais pas de l'éternel piano présent dans les films muets projetés à la cinémathèque. Alberto Iglesias m'a suggéré l'idée d'un quatuor. J'ai trouvé ça parfait. S'il y a un genre de composition qu'Alberto maîtrise, c'est bien celui-là. Je dois avouer que le résultat est poignant. Dans la plus pure tradition du cinéma musical, la mélodie se fond dans les mouvements des acteurs et aussi, dans les inserts. Le texte qui apparaît à l'écran acquiert de la voix, du rythme et du mouvement grâce à la musique. C'est vivant. La musique permet surtout de transposer l'histoire dans un champ émotionnel et d'éviter avec subtilité de tomber dans l'obscénité et le grotesque de l'histoire de L'Amant qui rétrécissait . Grâce à Paz Vega, Fele Martinez et Alberto Iglesias, L'Amant qui rétrécissait se transforme en un rêve lyrique, émouvant et profond malgré son apparente légèreté.


Article vu ici: Clik

Et l'amant restera pour toujours dans le ventre de sa bien aimée, cela me rappelle la fin de "Song" de Allen Ginsberg...

And it goes like this : "

yes, yes,
that's what
I wanted,
I always wanted,
I always wanted,
to return
to the body
where I was born.

"
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# Posté le dimanche 09 août 2009 08:45